L'ARDHD
lance un appel solennel au Gouvernement français, pour
que les revendications de Jean-Michel Pouchele soient satisfaites,
en particulier la radiation de l'inscription infamante (et
bien inutile) qui a été portée sur son
casier judiciaire.
Nous avons
appris, au cours de la semaine, qu'en dépit des fins de
non-recevoir du sous-préfet d'Abbeville Monsieur Guillaume,
le Gouvernement français avait demandé au Préfet
de la Somme de désigner, par arrêté préfectoral,
un médecin chargé de suivre l'état de santé
de Jean-Michel Pouchele. C'est un premier pas que nous saluons.
Évitera-t-il le pire ? Pendant quelques jours certainement
!
Mais le
temps est compté malgré tout.
L'affaire
peut-elle être réglée facilement ?
Maintenant,
il est temps de régler le problème sur le fond.
Les revendications de Jean-Michel Pouchele doivent être
satisfaites et en particulier la radiation de l'inscription infamante
qui avait été portée (de façon
grotesque à l'époque) sur son casier judiciaire.
Alors,
la France n'avait aucune obligation de porter cette inscription
sur le casier judiciaire français de Jean-Michel Pouchele.
Il s'agissait d'une décision d'un tribunal étranger
et comme le prouvent les documents qui sont à notre disposition,
l'essentiel de l'argumentation du Procureur de la République
de Djibouti se limitait à : "Il y a lieu de condamner
Jean-Michel Pouchele pour son action humanitaire non autorisée.
Les faits sont très graves. (Point c'est tout)".
Jean-Michel
Pouchele représente l'action humanitaire française,
qui est si largement saluée dans de nombreux pays. Il a
donné son temps et ses moyens pour aider des populations
en détresse. En remerciement (à Djibouti seulement
et fort heureusement), il a été condamné
pour des raisons politiques par un régime dictatorial sans
scrupule.
La France va-t-elle continuer à protéger ce dictateur,
coupable (entre autres choses) de crimes contre l'humanité
?
Ne
serait-il pas plus sage de prononcer, dès maintenant, la
radiation de l'inscription infamante et de reconnaître l'action
de Jean-Michel Pouchele.
Deux avantages à cela :
- éviter
le sacrifice inutile et (peut-être d'ici quelques jours)
la mort d'un français, dévoué à la
cause humanitaire et aux Droits de l'Homme,
- rehausser
l'image de la France, qui veut conserver son image de Patrie des
Droits de l'Homme.
Si le Gouvernement
français refuse d'accomplir, dans les deux ou trois prochains
jours, ce geste, somme toute symbolique, ce ne pourrait-être
que pour des raisons diplomatiques. Éviter de déplaire
à Monsieur Guelleh, à tout prix, quel qu'en soit
le prix à payer.
On pourrait
alors se poser des questions ? Sur les relations entre Djibouti
et la France et sur les secrets qui pourraient avoir été
cachés dans le placard. (Café de Paris, Affaire
Borrel ?)