COMITE
DE SOUTIEN DE JEAN-MICHEL POUCHELE
Jean-Michel
POUCHELE en grève de la faim depuis le 31/12,
devant la sous-préfecture d'Abbeville,
demande à la France de le réintégrer dans son honneur
'volé'
par le régime dicatatorial de MM APTIDON et GUELLEH à
DJIBOUTI
09/01
LETTRE de
Monsieur le Député Maxime GREMETZ
au Garde des Sceaux
Maxime GREMETZ
Député de la Somme
Vice-Président de la Commission
des Affaires Culturelles, Familiales et Sociales
Amiens,
le 9 janvier 2001
Madame
Marylise Lebranchu
Garde des Sceaux
Ministre de la Justice
13, Place Vendôme
75042 Paris
N/Rèf. :1041/2001.MG.FH
Madame la Ministre,
Depuis prés
de 10 jours, Monsieur Jean-Michel Pouchèle a entamé une
grève de la faim devant la sous-préfecture d'Abbeville,
afin d'obtenir de vous-même sa réintégration dans
son honneur, par l'annulation de la sentence inique qui l'a frappée
en 1994.
Depuis de nombreuses
années, Jean-Michel Pouchèle consacre sa vie à
l'action humanitaire.
En 1991, le
Gouvernement dictatorial djiboutien l'expulse du pays, au motif qu'il
était " interdit d'apporter une aide aux populations "
victimes du blocus mis en place par ce même gouvernement.
En 1993, il
se rend à nouveau dans ce pays où règne la guerre
civile et en est encore expulsé.
En 1994, convoyant
une cargaison de médicaments, il fut arrêté et condamné
à huit mois de prison ferme, au cours d'un procès indigne
du Droit.
Après
trois mois d'emprisonnement, il fut rapatrié en France, sous
pression des autorités françaises.
Hélas,
la sentence prononcé par le tribunal de Djibouti fut confirmée
par le tribunal de Bobigny.
Ainsi, Jean-Michel
Pouchèle fut incarcéré pour un mois à la
maison d'arrêt de Fleury Mérogis.
Depuis, il ne
cesse de vous demander sa réintégration dans son honneur
et de prononcer l'annulation de la sentence dont il fut l'objet.
Faute d'être
entendu et en désespoir de cause, il a donc entamé, au
risque de sa vie, une grève de la faim.
Vous savez comme
moi que le régime djiboutien bafoue quotidiennement les droits
de l'Homme.
C'est pourquoi, il me semble que la France ne peut laisser Jean-Michel
Pouchèle dans le déshonneur d'un repris de justice, alors
même que l'uvre qu'il a accomplie caractérise pleinement
les valeurs de justice et de fraternité que notre pays défend.
En comptant sur
votre bienveillance, je vous prie de croire, Madame la Ministre, en
l'expression de mes sentiments distingués.
Maxime Gremetz
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