COMITE
DE SOUTIEN
DE JEAN-MICHEL POUCHELE
Jean-Michel
POUCHELE en grève de la faim depuis le 31/12,
devant la sous-préfecture d'Abbeville,
demande à la France de le réintégrer dans son honneur
'volé'
par le régime dicatatorial de MM APTIDON et GUELLEH à
DJIBOUTI
LETTRE
DE
MONSIEUR LE DEPUTE Francis HAMMEL
AU PREMIER MINISTRE
Francis
HAMMEL
DÉPUTÉ de la Somme
Conseiller Municipal d'Abbeville
28, rue Millevoye
Tél. 03 22 19 11 41
Abbeville, le 14 octobre 2000
Monsieur Lionel Jospin
57, rue de Varenne
75700 Paris
Monsieur le Premier Ministre,
Je me permets
d'attirer votre attention sur la situation de Monsieur Jean Michel POUCHELE
demeurant 2/11, rue des Foulons à Abeville 80100.
Spécialiste de l'action sanitaire et Président de l'Association
humanitaire " SOS AFRICA ", Monsieur POUCHELE, après
quatre années de services auprès des populations AFARS
locales, a été arrêté le 28 septembre 1994
à Tadjourah, dans le Nord de la République de Djibouti
par deux policiers autochtones qui se trouvaient au volant d'un camion
de l'UNICEF.
Accusé
de délit d'ingérence humanitaire, Jean-Michel Pouchèle
est d'abord incarcéré à la prison de civile de
Gabode. En signe de protestation, il entame une grève de la faim.
Il est alors transféré à l'hôpital Peltier
de Djibouti.
Condamné
à 6 mois de prison ferme, il restera aux mains des autorités
djiboutiennes jusqu'au 31 décembre 1994, date de son expulsion
du territoire.
A sa descente
d'avion, à l'aéroport de Roissy, lui qui croyait sans
doute naïvement retrouver sa liberté, il est attendu par
un fourgon cellulaire français et il est conduit, par deux policiers
français à la prison de Fleury Mérogis pour purger
le reste de sa peine.
Il devra subir
27 jours d'incarcération avant de récupérer sa
liberté.
Victime d'une
double injustice, Jean-Michel Pouchèle réclame une réhabilitation
morale, qui à mon avis se justifie légitimement.
En apportant
son soutien médical à une population maltraitée
par un dictateur, Jean-Michèle Pouchèle n'a commis me
semble-t-il aucun crime, aucun délit, si ce n'est celui d'ingérence
humanitaire.
Son incarcération
à Djibouti, mais plus encore en France l'a énormément
choqué, voire traumatisé, ce que je comprends aisément.
J'ai donc pensé,
à tort sans doute, qu'au pays des Droits de l'Homme, Jean-Michel
pourrait retrouver son honneur, c'est pourquoi le 19 juillet 1997, je
me suis adressé à Madame
la Ministre de la Justice pour demander cette réhabilitation
morale.
Hélas,
pour Jean-Michel Pouchèle, mais au-delà de cette personne
pour toutes les victimes du dictateur Hassan Gouled, la réponse
fut négative.
Résigné
pendant un certain temps, Jean-Michèle Pouchèle a repris
contact avec moi pour savoir si une nouvelle tentative auprès
du Chef du Gouvernement Français serait plus fructueuse.
C'est donc là
le sens de ma démarche.
Je vous prie
de croire, Monsieur le Pemier Ministre, à l'expression de sentiments
les meilleurs.
F. HAMMEL
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